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Artificial Intelligence Rotary Fellowship - ROTARY INTERNATIONAL

Civil Society Africa

Responses

In your opinion, what outcomes would make the first Global Dialogue on AI Governance a success?

Un premier Dialogue mondial réussi sur la gouvernance de l'IA devrait aboutir à des résultats concrets, inclusifs et orientés vers l'action. Tout d'abord, il devrait établir un cadre commun de principes de gouvernance de l'IA, reconnu au niveau international, tout en restant suffisamment flexible pour s'adapter aux réalités des pays développés et en développement. Ensuite, un résultat clé serait la mise en place de mécanismes concrets de coopération internationale, permettant de réduire les inégalités d'accès à l'IA, notamment à travers le partage de connaissances, de données publiques et de ressources techniques. Le Dialogue devrait également déboucher sur des engagements clairs en matière de renforcement des capacités, en particulier pour les pays du Sud global, afin de former des talents locaux en IA, éthique et gouvernance numérique. Un autre résultat essentiel serait l'intégration de l'IA dans les priorités de développement durable, notamment dans l'éducation, la santé, l'emploi des jeunes et la modernisation des services publics. Enfin, ce premier Dialogue devrait poser les bases d'un mécanisme de suivi multi-acteurs (États, secteur privé, société civile et experts) garantissant que la gouvernance de l'IA reste inclusive, transparente et orientée vers l'impact réel sur les sociétés.

From your perspective, which of the following thematic areas identified by the General Assembly Resolution 79/325 for the AI Dialogue reflect your priorities for urgent action and active engagement?

  • AI capacity-building
  • Social, economic, ethical, cultural, linguistic and technical implications of AI
  • Protection and promotion of human rights
  • Transparency, accountability, and human oversight

Please briefly explain your selection.

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Mes priorités pour la gouvernance de l'intelligence artificielle (IA) reposent sur une vision qui concilie régulation, inclusion et développement. D'abord, je considère le renforcement des capacités comme une urgence absolue. En Afrique, le déficit de compétences techniques freine la conception et le déploiement local de l'IA. Sans un investissement massif dans le capital humain, la fracture numérique mondiale ne fera que s'accentuer, privant les économies émergentes des bénéfices de cette innovation. Ensuite, mon approche est multidimensionnelle. L'IA n'est pas neutre : elle transforme le travail, l'éducation et les dynamiques culturelles. Il est donc impératif d'intégrer ses implications sociales et éthiques pour garantir que ces systèmes ne renforcent pas les discriminations ou les inégalités. La protection des droits humains doit être le socle de toute application, qu'elle soit publique ou privée. Enfin, la confiance du public repose sur trois piliers fondamentaux : - La transparence des processus décisionnels. - La redevabilité des concepteurs et utilisateurs. - La supervision humaine, indispensable pour garder le contrôle sur la technologie. Dans des contextes où les institutions numériques sont encore en consolidation, ces principes sont les garants d'une adoption technologique responsable. En somme, ma vision est celle d'un équilibre entre innovation et responsabilité, afin que l'IA devienne un véritable levier de développement durable et inclusif à l'échelle mondiale.

In your opinion, are there any cross-cutting or emerging issues not captured by the listed themes above? If so, please explain.

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Plusieurs enjeux transversaux et émergents, souvent absents des cadres de gouvernance traditionnels, méritent une attention urgente pour garantir une approche réellement inclusive. Premièrement, la question de l'accessibilité et des infrastructures est fondamentale. La gouvernance se concentre souvent sur l'éthique, mais oublie que de nombreuses régions, notamment en Afrique, manquent de puissance de calcul et de jeux de données de qualité. Sans infrastructures de base, la régulation risque de renforcer les asymétries mondiales au lieu de les réduire. Deuxièmement, la littératie en IA constitue un défi majeur. Une gouvernance efficace ne peut reposer uniquement sur des experts ; elle nécessite des citoyens informés, capables de comprendre les risques et les impacts de ces systèmes. Cette dimension d'éducation publique est encore trop sous-estimée dans les débats mondiaux. Troisièmement, l'impact sur l'économie informelle est une réalité critique pour les pays en développement. Les marchés du travail en Afrique sont largement informels et particulièrement vulnérables à l'automatisation. Pourtant, les cadres de gouvernance actuels ignorent souvent ces spécificités économiques. Enfin, l'inclusion des langues locales est impérative. La domination des langues mondiales dans les systèmes d'IA crée un risque d'exclusion numérique majeur pour la diversité linguistique, notamment en Afrique francophone. En conclusion, la gouvernance de l'IA doit impérativement dépasser le simple cadre réglementaire pour intégrer l'accès matériel, l'éducation et une adaptation contextuelle rigoureuse. C'est à cette seule condition que l'IA pourra bénéficier équitablement à toutes les populations.

How are the governance gaps and related developments/advances in the thematic areas you selected above affecting your country, region, or sector? Please highlight the most significant challenges.

Pour mon pays et la région Afrique, les lacunes actuelles de gouvernance créent un paradoxe entre vulnérabilité accrue et opportunités de saut technologique. Les Défis : Risque de dépendance et d'exclusion Le principal défi réside dans la fuite des données et des cerveaux. Faute de cadres juridiques harmonisés sur la protection des données et de souveraineté numérique, nos ressources informationnelles sont exploitées par des puissances étrangères sans retour économique local. De plus, l'absence de régulation adaptée à l'économie informelle menace de déstabiliser des secteurs entiers. Sans supervision humaine et cadres éthiques stricts, l'automatisation risque de détruire des emplois précaires avant que nos systèmes éducatifs n'aient pu former la relève technique. Enfin, la marginalisation linguistique dans les modèles d'IA actuels freine l'accès des populations rurales aux services publics essentiels (santé, e-gouvernance). Les Opportunités : Un levier de développement accéléré Malgré ces lacunes, le développement de l'IA offre des opportunités historiques : - Saut technologique (Leapfrogging) : L'IA peut pallier le manque d'infrastructures physiques, par exemple via des diagnostics médicaux par IA ou l'optimisation agricole de précision. - Inclusion financière : Le renforcement des capacités en IA permet d'affiner les scores de crédit pour les populations non bancarisées. - Standardisation agile : En partant de structures moins rigides, notre région peut adopter des modèles de gouvernance plus flexibles et innovants que ceux des pays développés. En conclusion, si nous comblons le fossé capacitaire, l'IA ne sera plus une menace pour la cohésion sociale, mais un catalyseur pour une croissance inclusive et souveraine. Le défi n'est pas seulement de réguler, mais de bâtir un écosystème où l'innovation sert nos priorités locales.

What role can the AI Dialogue play in advancing international cooperation on AI governance?

Le Dialogue IA doit agir comme un pont stratégique entre les nations développées et les économies émergentes pour éviter une gouvernance à deux vitesses. Son rôle est triple : - Harmonisation inclusive des normes : Le Dialogue peut favoriser la création de standards mondiaux qui ne soient pas de simples copier-coller des réglementations occidentales. Il doit s'assurer que les cadres de gouvernance intègrent les réalités des pays du Sud, notamment la protection des données dans des contextes de souveraineté numérique fragile. - Plateforme de mutualisation des ressources : La coopération internationale ne doit pas être uniquement théorique. Le Dialogue peut faciliter des mécanismes de partage de puissance de calcul (compute) et de jeux de données ouverts, essentiels pour que les pays en développement ne soient pas de simples consommateurs de solutions étrangères, mais des créateurs. - Catalyseur de transfert de compétences : En structurant le renforcement des capacités, le Dialogue peut transformer la coopération en un véritable partenariat technique. Il s'agit de passer d'une logique d'assistance à une logique de co-innovation, où l'expertise est partagée pour bâtir des systèmes d'IA localement pertinents. En somme, le Dialogue IA a le pouvoir de transformer la méfiance technologique en une interdépendance constructive, garantissant que la régulation mondiale soutienne, plutôt qu'elle ne freine, l'innovation dans les régions en développement.

What are some of the existing initiatives, partnerships, or mechanisms that the AI Dialogue should build upon or connect with, and what added value could the AI Dialogue bring?

Le Dialogue IA ne doit pas réinventer la roue, mais servir d'intégrateur agile pour transformer les principes en exécution. Initiatives clés avec lesquelles se connecter : - L'Union Africaine (Stratégie IA) et l'UNESCO : Pour l'alignement sur les recommandations éthiques et les besoins spécifiques du continent. - Le GPAI (Partenariat mondial sur l'IA) et l'OCDE : Pour l'accès aux benchmarks techniques et aux cadres de politiques publiques éprouvés. - L'UIT (IA for Good) : Pour lier la gouvernance aux Objectifs de Développement Durable (ODD). Valeur ajoutée du Dialogue IA : Sa force réside dans sa capacité à être un "accélérateur de contextualisation". Là où les instances mondiales produisent souvent des textes de haut niveau, le Dialogue IA peut apporter une plus-value unique en : - Opérationnalisant les principes : Traduire les concepts abstraits (transparence, redevabilité) en feuilles de route concrètes pour les régulateurs locaux. - Inclusion des voix non étatiques : Créer un espace où les startups, les innovateurs et la société civile des économies émergentes — et non seulement les gouvernements — participent directement à la définition des règles. - Focus sur la diversité linguistique et culturelle : Porter spécifiquement le sujet de l'inclusion des langues locales et des spécificités culturelles dans les architectures de gouvernance, un angle souvent marginalisé dans les grands forums tech.

How can different stakeholders contribute to the AI Dialogue? Please share recommendations for the format and structure of the AI Dialogue.

Pour être efficace, le Dialogue IA doit adopter une structure multilatérale et décentralisée. Chaque acteur doit contribuer selon sa valeur ajoutée : - Secteur privé & Startups : Partager les défis techniques réels et les besoins en infrastructures pour que la régulation ne freine pas l'innovation. - Société civile & Académie : Agir comme vigies éthiques et produire des données sur l'impact social local. - Gouvernements : Harmoniser les cadres légaux pour sécuriser les investissements. Recommandations de format : Je préconise une structure en "Hubs Régionaux" plutôt qu'une instance uniquement centrale. Ces pôles permettraient de faire remonter des réalités territoriales spécifiques (ex: Afrique Francophone) vers le dialogue mondial. Le format doit être hybride, mêlant sessions de haut niveau et ateliers techniques de co-construction où les livrables sont des guides d'exécution concrets plutôt que de simples déclarations d'intention.

Which voices, communities, or perspectives are currently underrepresented in global discussions on AI governance? How could they be included?

Les discussions mondiales souffrent actuellement d'un biais géographique et linguistique majeur. Les voix les plus absentes sont : - Les acteurs de l'économie informelle : Pourtant premiers concernés par l'automatisation dans les pays en développement. - Les communautés linguistiques minoritaires : Indispensables pour éviter une IA "monolinguistique". - Les jeunes innovateurs du Sud : Souvent exclus faute de moyens pour participer aux forums internationaux. Comment les inclure ? Il faut instaurer des mécanismes de participation directe : - Quotas de représentativité géographique et sectorielle dans les groupes de travail. - Appels à contributions en langues locales (ou via traduction IA temps réel) pour briser la barrière linguistique. - Bourses de participation numérique et physique pour garantir que la présence ne dépende pas des ressources financières des participants.

What innovative engagement formats could most effectively foster meaningful and dynamic engagement during the AI Dialogue?

Pour dépasser les formats classiques souvent trop statiques, je suggère trois approches innovantes : - Les "Bac à sable" de Gouvernance (Regulatory Sandboxes) : Créer des espaces de simulation où régulateurs et innovateurs testent l'impact d'une norme sur un projet d'IA réel avant son adoption. Cela transforme le dialogue en un laboratoire d'expérimentation. - Plateformes de "Crowdsourcing" de Politiques Publiques : Utiliser des outils numériques pour permettre à des citoyens et experts du monde entier de commenter et d'amender des projets de directives en temps réel, garantissant une transparence totale. - Hacker-Gouv (Hackathons de Gouvernance) : Réunir des développeurs et des juristes pour coder des solutions de "RegTech" (technologie réglementaire) capables d'automatiser la conformité éthique ou la vérification de la transparence des algorithmes. Ces formats favorisent un engagement orienté vers l'exécution, transformant le Dialogue IA en une plateforme agile capable de suivre le rythme rapide de l'innovation technologique.

Please share examples of policies, practices, platforms, or approaches that promote effective AI governance or offer concrete solutions to addressing its challenges.

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Pour illustrer une gouvernance de l'IA orientée vers l'exécution et adaptée aux réalités émergentes, plusieurs approches concrètes se distinguent : 1. Stratégies Nationales Contextualisées : La Stratégie Nationale de l'IA de la Côte d'Ivoire (Horizon 2030) est un exemple probant. Elle place l'humain au centre en ciblant des secteurs critiques : santé, agriculture et services publics. Cette approche ne se contente pas de réguler ; elle vise l'IA comme un levier de "leapfrogging" pour pallier le manque d'infrastructures physiques. 2. Cadres Régionaux et Souveraineté : La Stratégie Continentale de l'Union Africaine sur l'IA propose un modèle de coopération pour harmoniser les régulations tout en protégeant les ressources de données locales. L'initiative vise à créer un écosystème consolidé pour éviter la fragmentation des politiques et renforcer la voix de l'Afrique dans les instances mondiales comme le GNAIS. 3. "Bacs à sable" de Gouvernance (Regulatory Sandboxes) : Cette approche, encouragée par des institutions comme l'UNESCO, permet de tester des solutions d'IA dans un environnement contrôlé avant leur déploiement massif. C'est une solution concrète pour : - Évaluer l'éthique des algorithmes en temps réel. - Adapter la réglementation sans étouffer l'innovation des startups locales. 4. Plateformes de Mutualisation de Ressources : Des initiatives promouvant l'Open Data et les infrastructures partagées (comme les hubs de calcul régionaux) sont essentielles. Elles permettent aux innovateurs de disposer de jeux de données représentatifs de la diversité linguistique et culturelle locale (ex: NLP pour les langues africaines), réduisant ainsi les biais des modèles globaux. 5. Partenariats Public-Privé (PPP) pour la formation : L'intégration de l'IA dans les curricula académiques et professionnels, via des partenariats avec des leaders technologiques mondiaux tout en gardant une direction locale, garantit que le renforcement des capacités répond directement aux besoins du marché du travail régional. En somme, les meilleures pratiques actuelles délaissent la théorie pour privilégier des cadres agiles, souverains et sectoriels, transformant la gouvernance en un outil actif de développement économique.