ROJALNU Burkina Faso
Responses
In your opinion, what outcomes would make the first Global Dialogue on AI Governance a success?
Une réussite du premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l'IA se mesurerait avant tout à sa capacité à produire des orientations concrètes, applicables et inclusives. Il ne s'agirait pas seulement d'échanger des idées, mais de poser les bases d'un cadre commun favorisant une utilisation responsable et bénéfique de l'intelligence artificielle. Dans cette perspective, un résultat clé serait l'intégration effective de l'IA dans les dispositifs administratifs, à travers des usages rationnels, transparents et alignés sur des objectifs humainement viables. Cela implique de promouvoir une IA au service du bien-être collectif, respectueuse des droits fondamentaux et adaptée aux réalités locales, notamment dans les pays en développement. Par ailleurs, la réussite du Dialogue dépendrait de la prise en compte des capacités réelles des États. Il est essentiel d'accompagner les pays, en particulier ceux à ressources limitées, dans le renforcement de leurs compétences techniques, institutionnelles et humaines. Cela passe par le transfert de connaissances, la formation, et la mise à disposition d'outils accessibles. Enfin, un Dialogue réussi devrait aboutir à des mécanismes de coopération internationale solides, favorisant le partage d'expériences, la réduction des inégalités numériques et la prévention des usages abusifs de l'IA. L'inclusion de toutes les parties prenantes — gouvernements, secteur privé, société civile et chercheurs — serait déterminante pour garantir la légitimité et l'efficacité des décisions prises. En somme, le succès de ce Dialogue reposerait sur sa capacité à concilier innovation, équité et responsabilité, tout en traduisant les engagements en actions concrètes et mesurables.
From your perspective, which of the following thematic areas identified by the General Assembly Resolution 79/325 for the AI Dialogue reflect your priorities for urgent action and active engagement?
- Safe, secure and trustworthy AI
- Interoperability of governance approaches
- AI capacity-building
- Transparency, accountability, and human oversight
Please briefly explain your selection.
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Mon choix porte sur quatre axes principaux, non exhaustifs : Tout d'abord, il est essentiel de disposer d'une intelligence artificielle sûre, sécurisée et digne de confiance. En effet, au regard de son apport inestimable et de la généralisation de son usage dans le travail quotidien, l'IA doit être capable de répondre de manière fiable et pertinente aux besoins et aux attentes des utilisateurs. Ensuite, la transparence, la responsabilité et la supervision humaine constituent des exigences fondamentales. Il est nécessaire de veiller à ce que l'IA, tout en contribuant à améliorer la qualité du travail et les résultats obtenus, reste sous le contrôle de l'utilisateur humain. Par ailleurs, il convient de renforcer les capacités de l'IA à prendre en compte les besoins récurrents exprimés par les utilisateurs, afin d'offrir des réponses de plus en plus adaptées et personnalisées. Enfin, il est important de s'assurer que l'IA soit en harmonie avec les lois et les systèmes en vigueur dans les différents pays.
In your opinion, are there any cross-cutting or emerging issues not captured by the listed themes above? If so, please explain.
Les enjeux transversaux a prendre en compte en plus sont : 1. La diversité ethnique 2. L'utilisation du certains logiciels
How are the governance gaps and related developments/advances in the thematic areas you selected above affecting your country, region, or sector? Please highlight the most significant challenges.
En ce qui me concerne , les lacunes en matière de gouvernance de l'IA ont des effets concrets sur le terrain. L'absence de règles claires expose les citoyens à des risques comme la mauvaise utilisation des données, les décisions biaisées et le manque de transparence dans les outils numériques. Dans plusieurs secteurs, les acteurs utilisent des solutions importées qui ne tiennent pas compte des réalités locales, ce qui limite leur efficacité. On observe aussi un manque de coordination entre l'État, les entreprises et les universités, ainsi qu'un déficit de compétences techniques. Cela freine l'innovation locale et rend difficile le contrôle des technologies déployées. Cependant, l'IA représente une réelle opportunité. Sur le terrain, elle peut améliorer l'agriculture (prévisions, gestion des cultures), faciliter l'accès aux soins, et renforcer l'éducation grâce aux outils numériques. Si des règles adaptées et des mécanismes de suivi sont mis en place, l'IA peut devenir un levier puissant de développement. Le principal enjeu est donc de construire une gouvernance simple, inclusive et adaptée au contexte local, afin de réduire les risques tout en tirant profit des opportunités.
What role can the AI Dialogue play in advancing international cooperation on AI governance?
A mon avis, le dialogue sur l'intelligence artificielle (IA) peut jouer un rôle central dans la promotion de la coopération internationale en matière de gouvernance. En effet, il constitue un espace d'échange permettant aux États, aux organisations internationales, aux entreprises technologiques et à la société civile de confronter leurs visions, leurs préoccupations et leurs expériences. D'abord, le dialogue favorise la compréhension mutuelle. Les pays n'ont pas tous le même niveau de développement technologique ni les mêmes priorités. Certains mettent l'accent sur l'innovation, tandis que d'autres s'inquiètent davantage des impacts sociaux, économiques ou éthiques. En encourageant des discussions ouvertes, il devient possible de mieux prendre en compte ces différences et de construire des cadres communs plus inclusifs. Ensuite, le dialogue permet de partager les acquis et les bonnes pratiques. Les expériences réussies en matière de régulation, de protection des données ou d'utilisation responsable de l'IA peuvent être mutualisées. Cela contribue à éviter les erreurs, à accélérer l'apprentissage collectif et à renforcer les capacités des pays moins avancés dans ce domaine. Par ailleurs, une démarche évolutive est essentielle. L'IA étant un domaine en constante évolution, la gouvernance ne peut être figée. Le dialogue continu permet d'adapter régulièrement les règles, d'anticiper les nouveaux risques et d'intégrer les innovations de manière responsable. Il devient ainsi un mécanisme de "solutionnement permanent", capable de répondre aux défis émergents. Enfin, le dialogue renforce la confiance entre les acteurs internationaux. En instaurant la transparence et la coopération, il réduit les tensions et favorise la mise en place d'accords communs. Cela est crucial pour éviter une fragmentation des règles et promouvoir une gouvernance mondiale cohérente de l'IA.
What are some of the existing initiatives, partnerships, or mechanisms that the AI Dialogue should build upon or connect with, and what added value could the AI Dialogue bring?
Je pense que le Dialogue sur l'IA devrait s'appuyer en priorité sur les structures nationales et régionales de régulation déjà existantes, afin d'éviter les duplications et de renforcer les cadres en place. Cela implique une collaboration étroite avec les autorités publiques, les institutions de régulation du numérique, ainsi que les initiatives régionales et internationales œuvrant pour une gouvernance responsable de l'intelligence artificielle. Par ailleurs, il est essentiel de favoriser des partenariats multi-acteurs incluant les gouvernements, le secteur privé, la société civile, le monde académique et les organisations internationales. Ces collaborations permettront de mutualiser les expertises, d'harmoniser les approches et de promouvoir des standards communs adaptés aux réalités locales tout en restant alignés sur les bonnes pratiques internationales. Le Dialogue IA pourrait apporter une valeur ajoutée significative en jouant un rôle de plateforme de concertation et de coordination. Il faciliterait le partage d'expériences, la diffusion des connaissances et le renforcement des capacités, notamment dans les pays en développement. En outre, il pourrait contribuer à l'élaboration progressive d'un mécanisme universel de gouvernance de l'IA, fondé sur des principes d'éthique, de transparence, d'inclusion et de responsabilité.
How can different stakeholders contribute to the AI Dialogue? Please share recommendations for the format and structure of the AI Dialogue.
Les différentes parties prenantes peuvent contribuer efficacement au Dialogue sur l'intelligence artificielle (IA) en favorisant des échanges ouverts, inclusifs et constructifs. Cela implique d'abord le partage transparent d'informations, notamment sur les opportunités, les risques et les impacts de l'IA dans différents secteurs. Chaque acteur — gouvernements, secteur privé, société civile, chercheurs et citoyens — doit apporter son expertise et ses perspectives afin d'enrichir les discussions. La coopération est également essentielle. Les parties doivent travailler ensemble pour co-construire des solutions adaptées, en tenant compte des réalités locales et des enjeux globaux. Il est important de promouvoir une participation équilibrée, en donnant une voix aux groupes souvent sous-représentés, afin de garantir un dialogue équitable et représentatif. Concernant le format et la structure du Dialogue IA, il est recommandé d'adopter une approche hybride combinant ateliers participatifs, panels d'experts et consultations publiques. Les sessions doivent être organisées autour de thématiques claires (éthique, gouvernance, innovation, inclusion, etc.) afin de faciliter la compréhension et la contribution de chacun. Il est également utile de prévoir des mécanismes de synthèse et de restitution des échanges, pour assurer un suivi concret des recommandations formulées. Enfin, l'utilisation d'outils numériques interactifs peut renforcer l'engagement et permettre une participation plus large, notamment à distance. Un Dialogue IA efficace repose donc sur la transparence, la collaboration et une structuration claire des échanges.
Which voices, communities, or perspectives are currently underrepresented in global discussions on AI governance? How could they be included?
À mon sens, plusieurs voix et perspectives restent insuffisamment représentées dans les discussions mondiales sur la gouvernance de l'intelligence artificielle. Il s'agit notamment des organisations de jeunesse, des structures engagées dans le développement local, des associations communautaires, ainsi que des acteurs informels. Pourtant, ces groupes jouent un rôle essentiel dans la mise en œuvre concrète des politiques publiques et dans l'appropriation des technologies au niveau local. Leur sous-représentation limite la prise en compte des réalités de terrain, en particulier dans les pays du Sud, où les enjeux liés à l'IA diffèrent souvent de ceux des pays industrialisés. Les jeunes, en particulier, constituent à la fois les principaux utilisateurs et les futurs concepteurs de ces technologies, mais leur voix reste marginale dans les espaces de décision. Pour favoriser une gouvernance de l'IA plus inclusive, il est nécessaire de mettre en place des mécanismes adaptés. Cela pourrait inclure la création de cadres de consultation dédiés à ces acteurs, la simplification de leur accès aux espaces de dialogue internationaux, ainsi que le renforcement de leurs capacités à travers des formations et des ressources adaptées. Il est également essentiel de valoriser les initiatives locales et de soutenir leur participation active aux processus décisionnels. Je pense que leur prise en compte serait d'un apport inestimable.
What innovative engagement formats could most effectively foster meaningful and dynamic engagement during the AI Dialogue?
Pour favoriser un engagement significatif et dynamique lors du Dialogue IA, plusieurs formats innovants peuvent être mis en place, au-delà de l'engagement institutionnel et opérationnel déjà évoqué. D'abord, les ateliers participatifs immersifs (type "labs" ou "design thinking") permettent aux parties prenantes de co-construire des solutions concrètes. Ces formats favorisent l'intelligence collective, encouragent la créativité et donnent à chaque acteur un rôle actif dans la réflexion. Ensuite, les simulations et jeux de rôle (serious games) constituent un levier puissant. En plaçant les participants dans des situations réelles ou prospectives (ex : prise de décision éthique liée à l'IA), ils permettent de mieux comprendre les enjeux, tout en stimulant l'interaction et l'apprentissage pratique. Les plateformes numériques collaboratives représentent également un outil clé. Elles permettent de prolonger le dialogue au-delà des rencontres physiques, d'assurer une participation continue, et de recueillir des contributions diversifiées (forums, sondages, consultations ouvertes). Par ailleurs, l'organisation de dialogues multi-acteurs structurés (formats type "tables rondes dynamiques" ou "fishbowl") favorise une prise de parole fluide et inclusive. Ces dispositifs réduisent les hiérarchies traditionnelles et permettent à différents profils (experts, société civile, jeunes, secteur privé) d'échanger sur un pied d'égalité. En complément, il est essentiel de mettre en place un cadre de suivi et de redevabilité co-construit, comme vous l'avez mentionné. Cela peut prendre la forme d'engagements publics, de feuilles de route partagées, ou encore d'indicateurs de progrès régulièrement évalués. Pour finir, des formats courts et interactifs (pitchs, hackathons, challenges d'innovation) peuvent dynamiser l'engagement, notamment chez les jeunes et les entrepreneurs.
Please share examples of policies, practices, platforms, or approaches that promote effective AI governance or offer concrete solutions to addressing its challenges.
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Les Principes de l'OCDE sur l'IA et leur mise en œuvre nationale Adoptés en 2019, les principes de l'OCDE constituent un cadre international de référence pour une IA " digne de confiance ". Ils reposent notamment sur la transparence, la responsabilité, la robustesse technique et le respect des droits humains. OECD Concrètement, plusieurs pays ont traduit ces principes en actions opérationnelles : création d'autorités de supervision, mise en place de stratégies nationales IA, et développement de " bacs à sable réglementaires " permettant de tester des innovations dans un cadre contrôlé. OECD Cette approche est efficace car elle combine normes éthiques globales et adaptation locale. Elle permet aussi de répondre à des défis majeurs comme les biais algorithmiques ou les risques pour la vie privée, tout en soutenant l'innovation. 2. La mise en place de chartes internes et de plateformes de gouvernance en entreprise Au niveau organisationnel, de nombreuses entreprises adoptent des chartes d'usage de l'IA et des plateformes de gestion des risques. Une charte IA définit les règles d'utilisation (confidentialité, validation humaine, prévention des biais) et précise les responsabilités des acteurs. Par exemple, certaines politiques internes interdisent l'introduction de données sensibles dans des outils externes et imposent une supervision humaine systématique.