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Heruka.ai

Private Sector Western Europe and Other States

Responses

In your opinion, what outcomes would make the first Global Dialogue on AI Governance a success?

Le premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l'IA sera une réussite s'il produit trois choses concrètes, et non une déclaration d'intentions supplémentaire. Premièrement, il devra établir un socle commun de définitions opérationnelles. L'IA n'est pas une entité unifiée : les risques d'un modèle génératif grand public diffèrent radicalement de ceux d'un système de décision médicale ou militaire. Une gouvernance crédible commence par une taxonomie partagée, sans laquelle chaque pays régule une réalité différente. L'IASEAI est une bonne base pour être une plateforme de discussion à ce propos. Deuxièmement, il devra reconnaître et traiter la fracture de souveraineté cognitive. Aujourd'hui, plus de 80 % des services cloud utilisés par les Européens dépendent de géants américains ou chinois. Les nations du Sud global sont encore plus exposées. Une gouvernance qui ignore cette vassalisation numérique ne protège pas les peuples, elle protège les marchés des acteurs dominants. Le Dialogue devra poser les bases d'un droit à l'IA souveraine pour chaque nation. Troisièmement, il devra déboucher sur des mécanismes de protection concrets pour les populations les plus vulnérables, notamment les enfants. La coalition iRAISE, que je co-anime avec Everyone.ai et soutenue par des gouvernements et des acteurs comme Anthropic, OpenAI et Google, a démontré qu'un consensus est possible sur la protection des mineurs face aux IA relationnelles. Ce modèle multipartite doit devenir la norme, pas l'exception. La réussite ne se mesurera pas au nombre de pays signataires d'un texte, mais à la capacité du Dialogue à produire des garde-fous applicables, un rééquilibrage des capacités entre nations, et une vision de l'IA comme infrastructure commune de l'humanité et non comme produit privatisé par quelques-uns.

From your perspective, which of the following thematic areas identified by the General Assembly Resolution 79/325 for the AI Dialogue reflect your priorities for urgent action and active engagement?

  • Social, economic, ethical, cultural, linguistic and technical implications of AI
  • Protection and promotion of human rights
  • Transparency, accountability, and human oversight
  • Interoperability of governance approaches

Please briefly explain your selection.

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Ces quatre priorités forment un système cohérent, non une liste d'options. Voici pourquoi elles sont indissociables dans notre approche Technoréaliste. {cf. www.technorealisme.org} Les implications sociales et culturelles constituent le fondement. L'IA n'est pas d'abord un problème technique - c'est une mutation anthropologique. Mes recherches sur les prothèses cognitives démontrent que l'externalisation massive des fonctions cognitives vers les machines remodèle l'identité humaine, les liens sociaux et les capacités d'apprentissage. Une gouvernance qui ignore cette dimension traite le symptôme, pas la cause. La protection des droits humains est non négociable, et en particulier les droits des enfants. La coalition iRAISE documente comment les IA relationnelles créent des dépendances affectives pathologiques chez les mineurs. Nous avons manqué le rendez-vous entre les enfants et les réseaux sociaux. Nous ne pouvons pas rater celui de l'IA générative. La transparence et la supervision humaine sont notre ligne rouge. Nous défendons un principe simple : toute décision IA qui affecte un individu (médicale, juridique, financière, éducative) doit être explicable et contestable par un humain. Pas par principe idéologique, mais parce que l'IA génère, elle ne pense pas. Elle optimise la plausibilité, non la vérité. La compatibilité des approches de gouvernance est enfin stratégique. Le Technoréalisme promeut des IA locales et souveraines pour éviter que les nations soient acculturées par des modèles conçus ailleurs. Cela n'est réalisable que si les cadres réglementaires nationaux sont interopérables. L'AI Act européen, les initiatives africaines, les approches asiatiques doivent dialoguer sinon la gouvernance mondiale ne sera qu'une juxtaposition de silos. Fortune Notre vision : une IA à hauteur d'homme, partout sur Terre.

In your opinion, are there any cross-cutting or emerging issues not captured by the listed themes above? If so, please explain.

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Trois enjeux transversaux majeurs nous semblent insuffisamment couverts par les thèmes actuels. 1. La souveraineté cognitive comme droit fondamental émergent Les thèmes existants traitent la protection des droits humains sous l'angle de la non-discrimination et de la vie privée. Mais ils n'adressent pas encore ce que nos recherches nomment l'atrophie cognitive induite : la dégradation progressive des capacités de raisonnement autonome par délégation systématique à des systèmes IA. À mesure que l'IA devient infrastructure quotidienne, la capacité à penser sans assistance algorithmique devient un enjeu de santé publique mondiale. La gouvernance doit intégrer un droit à la non-augmentation forcée et à la préservation des fonctions cognitives humaines, particulièrement pour les enfants et les populations vulnérables. 2. L'IA relationnelle et affective, un angle mort critique Aucun thème ne couvre spécifiquement les IA compagnes, thérapeutiques ou relationnelles. Or 72 % des adolescents américains utilisent déjà des compagnons IA. Ces systèmes ne sont pas des outils neutres : ils modèlent les attentes affectives, créent des dépendances et peuvent restructurer profondément le développement psychosocial des jeunes générations. La coalition iRAISE, que nous co-animons, documente ce phénomène à l'échelle mondiale. Il nécessite un cadre de gouvernance dédié, distinct des approches générales sur les droits humains. 3. L'impact environnemental comme enjeu de justice globale La consommation énergétique et hydrique de l'IA est un enjeu de justice entre nations. Les pays qui subissent les conséquences climatiques les plus sévères contribuent le moins à l'empreinte computationnelle mondiale et bénéficient le moins des gains de productivité. Une gouvernance équitable de l'IA doit intégrer un mécanisme de responsabilité environnementale différenciée, liant accès aux capacités IA et contribution aux coûts écologiques réels. Ces trois angles forment le cœur du Technoréalisme : ni panique, ni naïveté : une lucidité exigeante au service de l'humain.

How are the governance gaps and related developments/advances in the thematic areas you selected above affecting your country, region, or sector? Please highlight the most significant challenges.

Le Luxembourg occupe une position singulière dans ce débat : premier centre de fonds d'investissement de la zone euro, hub européen d'institutions numériques majeures, et État de 700 000 habitants dont la souveraineté numérique mérite une attention particulière. Le défi structurel : la dépendance aux infrastructures extra-européennes Comme la majorité des petits États européens, le Luxembourg fait face à une dépendance structurelle aux infrastructures cloud extra-européennes, défi partagé à l'échelle du Benelux et de l'UE entière. L'absence de cadres de gouvernance contraignants sur la transparence et la supervision humaine signifie que des décisions affectant des infrastructures critiques :financières, médicales, administratives manquent encore d'auditabilité souveraine. C'est une vulnérabilité systémique que les initiatives réglementaires en cours gagneraient à adresser plus précisément à l'échelle nationale. Le défi culturel et linguistique Le Luxembourg est un pays trilingue :luxembourgeois, français, allemand, dont la mémoire culturelle est absente de tous les grands modèles de langage actuels. Les citoyens interagissent avec des IA qui ne reflètent pas leur identité, leurs valeurs ni leur cadre juridique. C'est une forme silencieuse d'acculturation que le Dialogue devrait explicitement reconnaître pour les petites nations à identité linguistique minoritaire. L'opportunité : un laboratoire de gouvernance souveraine Le Luxembourg dispose d'atouts uniques :le supercalculateur MeluXina-AI, un cadre GDPR mature, une position institutionnelle européenne forte, et des acteurs télécoms et digitaux nationaux engagés dans l'innovation responsable, pour incarner un modèle alternatif reproductible. Notre initiative Heruka.AI, développée en partenariat avec des acteurs luxembourgeois du secteur numérique, vise à construire un LLM souverain multilingue déployé sur infrastructure nationale, réponse concrète aux lacunes identifiées, et potentiel modèle pour les nations qui ne peuvent rivaliser seules avec les géants technologiques.

What role can the AI Dialogue play in advancing international cooperation on AI governance?

Le Dialogue mondial sur la gouvernance de l'IA peut jouer un rôle irremplaçable à condition qu'il accepte d'être autre chose qu'une chambre d'enregistrement des positions des puissances technologiques dominantes (USA et Chine). Son rôle premier : créer une grammaire commune. La coopération internationale échoue souvent non par manque de volonté, mais par absence de langage partagé. Ce que Pékin appelle "IA sûre", ce que Washington appelle "IA digne de confiance" et ce que Bruxelles appelle "IA à haut risque" désignent des réalités partiellement différentes. Le Dialogue peut être l'espace où cette grammaire se construit (pas pour uniformiser, mais pour rendre les approches interopérables). Son rôle stratégique : rééquilibrer les asymétries de pouvoir Aujourd'hui, les normes de facto de l'IA mondiale sont écrites par une poignée d'entreprises privées américaines et chinoises. Les États (surtout les petits et moyens comme le Luxembourg) subissent ces normes plutôt qu'ils ne les façonnent. Le Dialogue peut inverser partiellement cette dynamique en offrant aux nations un espace multilatéral où leur voix pèse indépendamment de leur puissance computationnelle.Son rôle opérationnel : connecter les initiatives existantes Le Dialogue ne doit pas recréer ce qui existe. Il doit être le méta-forum qui connecte l'AI Act européen, les initiatives africaines de l'Union Africaine, le cadre de l'OCDE, les travaux de l'UNESCO sur l'éthique de l'IA, l'initiative de l'IASEAI (international Association for Safe and Ethical AI) et les dynamiques multipartites comme iRAISE sur la protection des enfants. Technoréalisme.org et Heruka.ai font partie de IASEAI et de I-raise.org). Sa valeur ajoutée n'est pas la production normative , c'est la convergence.Son rôle symbolique, enfin : légitimer la gouvernance comme priorité Dans un contexte de course technologique effrénée, le fait que l'ONU consacre un Dialogue dédié envoie un signal politique fort : l'IA n'est pas seulement un marché à réguler, c'est un bien commun de l'humanité à gouverner collectivement. Ce signal a une valeur en lui-même.

What are some of the existing initiatives, partnerships, or mechanisms that the AI Dialogue should build upon or connect with, and what added value could the AI Dialogue bring?

Le Dialogue IA ne part pas de zéro. Un écosystème riche d'initiatives existe déjà, la question est de savoir lesquelles méritent d'être amplifiées, et quelle valeur ajoutée unique le Dialogue peut apporter. Les initiatives sur lesquelles s'appuyer : L'AI Act européen constitue le cadre réglementaire le plus avancé au monde sur la gestion des risques IA. Le Dialogue devrait en extraire les principes transposables universellement — notamment la classification par niveaux de risque — sans en faire un modèle impérialiste. Les travaux de l'UNESCO sur l'éthique de l'IA, ratifiés par 193 États, offrent une base de valeurs partagées. Ils doivent passer du statut de recommandation à celui de référentiel opérationnel. La coalition iRAISE — que nous co-animons avec Everyone.ai, soutenue par des gouvernements et des acteurs comme Anthropic, OpenAI et Google — démontre qu'un consensus multipartite est possible sur des enjeux spécifiques comme la protection des enfants. Ce modèle de coalition thématique est reproductible. Au sein de l'IASEAI (international Association for Safe and Ethical AI), les travaux de Stuart Russell sur l'IA bénéfique et ceux de Yoshua Bengio sur la sécurité des systèmes avancés représentent la frontière scientifique que le Dialogue doit intégrer, surtout pas comme ornement académique, mais comme boussole opérationnelle. Toute proportions gardées les travaux de recherche de Maxime Derian, sur des modèles GNN visant à remplacer les LLMs dans des fonctions techniques ou aucune hallucinations n'est tolérable (santé, finance, miltaire) est une piste pour proposer ds "petites" IA extrêmement fiables et explicables qui est un secteur de rcherche encore trop peu mis en avant face aux financement des recherches sur les world models et aux JEPA. La valeur ajoutée unique du Dialogue Aucune de ces initiatives n'est universelle au sens onusien du terme. L'OCDE parle aux pays riches. L'AI Act parle à l'Europe. Les coalitions privées parlent aux acteurs qui y adhèrent volontairement. Le Dialogue ONU est le seul espace où tous les États ont formellement voix au chapitre, y compris ceux du Sud global qui subissent l'IA sans la façonner. Sa valeur ajoutée irremplaçable : transformer des normes de facto privées et régionales en engagements multilatéraux légitimes avec une attention particulière aux nations qui n'ont pas encore les capacités de peser seules dans cette transformation.

How can different stakeholders contribute to the AI Dialogue? Please share recommendations for the format and structure of the AI Dialogue.

Un Dialogue mondial sur l'IA qui reproduit le format des conférences diplomatiques classiques — déclarations nationales en séance plénière, négociations de couloir, texte consensuel vidé de sa substance — sera un échec prévisible. Voici ce que nous recommandons. Différencier les rôles sans hiérarchiser les voix Les États légifèrent. Les entreprises déploient. Les chercheurs anticipent. La société civile subit et résiste. Ces quatre communautés doivent contribuer au Dialogue selon leurs compétences spécifiques et pas selon leur puissance économique. Nous recommandons une architecture en quatre chambres thématiques parallèles, avec des mécanismes formels de synthèse vers la plénière.Intégrer une chambre technique permanente Les décideurs politiques légifèrent trop souvent sur des systèmes qu'ils ne comprennent pas. Le Dialogue devrait intégrer une chambre technique permanente — composée d'ingénieurs, de chercheurs et d'anthropologues du numérique — dont le rôle est de traduire les enjeux techniques en implications gouvernables. Ce pont entre expertise et décision est aujourd'hui le maillon manquant de toutes les initiatives de gouvernance IA.Des coalitions thématiques comme moteurs opérationnelsPlutôt qu'un agenda monolithique, le Dialogue gagnerait à structurer des coalitions thématiques ciblées — sur le modèle de ce qui fonctionne déjà avec iRAISE sur la protection des enfants. Chaque coalition réunit États volontaires, acteurs privés et société civile autour d'un livrable concret et mesurable.Un mécanisme de suivi contraignantLa valeur d'un Dialogue se mesure à ce qui se passe après. Nous recommandons un mécanisme de revue annuelle des engagements pris — transparent, public, et indépendant des États qui y participent — sur le modèle de l'Accord de Paris, avec les corrections que son bilan nous impose.Sans redevabilité, le Dialogue restera une conversation. Avec elle, il devient une gouvernance.

Which voices, communities, or perspectives are currently underrepresented in global discussions on AI governance? How could they be included?

Les discussions mondiales sur la gouvernance de l'IA souffrent d'angles morts structurels. Cinq communautés sont aujourd'hui quasi-absentes des tables où se décide leur avenir numérique. Les enfants et les adolescents Ils sont les premiers cobayes de l'IA relationnelle et affective, et les derniers consultés. Aucun mécanisme formel n'intègre leur perspective dans les processus de gouvernance. La coalition iRAISE travaille à corriger cela — mais cela doit devenir une norme institutionnelle, pas une initiative militante. Les communautés linguistiques minoritaires Les langues parlées par moins de dix millions de locuteurs sont absentes de tous les grands modèles de langage. Ces communautés — peuples autochtones, nations multilingues de petite taille comme le Luxembourg, minorités culturelles — subissent une acculturation algorithmique silencieuse. Leurs représentants doivent avoir une place formelle dans les discussions sur les implications culturelles et linguistiques de l'IA. Les professionnels de santé mentale L'impact psychologique de l'IA — dépendances affectives, restructuration identitaire, anxiété algorithmique — est documenté cliniquement mais absent des débats de gouvernance. Psychiatres, psychologues et anthropologues cliniques doivent être des contributeurs formels, pas des témoins occasionnels. Dr. Maxime Derian qui fut l'un des premiers au monde à sensibiliser à ce sujet niattement dan son article :"L'IA Bard de Google a réussi (subjectivement, à mes yeux) le test de Turing et cela pose à mon avis de grandes questions éthiques et anthropologiques" du 13 juin 2023 (Hypothèses.org), I-Raise.org et heruka.ai sont à dispostion pour ce sujet Les travailleurs du Sud global qui alimentent l'IA Les annotateurs de données, les modérateurs de contenu, les travailleurs du clic qui entraînent les modèles dans des conditions précaires représentent une réalité de l'IA que les débats de gouvernance ignorent systématiquement. Leur inclusion n'est pas symbolique — elle est épistémiquement nécessaire. Les maires et gouvernements locaux L'IA se déploie d'abord dans les villes — transport, sécurité, services sociaux. Les élus locaux sont en première ligne sans avoir voix au chapitre international. Un mécanisme d'inclusion des gouvernements infranationaux renforcerait la légitimité démocratique du Dialogue.

What innovative engagement formats could most effectively foster meaningful and dynamic engagement during the AI Dialogue?

La gouvernance de l'IA ne peut pas se faire uniquement dans des salles de conférence feutrées entre diplomates et lobbyistes. Elle demande des formats d'engagement à la hauteur de l'enjeu — inclusifs, dynamiques et productifs. Des simulations de crise en temps réel Avant de gouverner l'IA, il faut expérimenter ses défaillances. Nous recommandons des exercices de simulation — sur le modèle des war games militaires ou des stress tests bancaires — où gouvernements, entreprises et société civile font face ensemble à des scénarios de crise IA : désinformation massive, biais discriminatoire systémique, défaillance d'infrastructure critique. Ces simulations produisent une compréhension partagée qu'aucun document diplomatique ne peut créer. Des jurys citoyens multinationaux Sur le modèle des conventions citoyennes sur le climat, des jurys composés de citoyens ordinaires tirés au sort dans différentes régions du monde devraient produire des recommandations formelles sur les questions de gouvernance IA. Cette approche délibérative a prouvé sa capacité à dépasser les blocages politiques et à produire des propositions légitimes et ambitieuses. Un laboratoire vivant de gouvernance Le Dialogue devrait s'appuyer sur des territoires pilotes — petits États ou régions volontaires — qui expérimentent en temps réel des approches de gouvernance souveraine de l'IA et en partagent les résultats. Le Luxembourg, avec MeluXina-AI et son cadre réglementaire mature, est un candidat naturel à ce rôle. Une plateforme de contribution asynchrone multilingue Les voix du Sud global ne peuvent pas toutes se déplacer à Genève. Une plateforme numérique de contribution structurée — traduite dans toutes les langues officielles de l'ONU et au-delà — permettrait une participation continue entre les sessions formelles, transformant le Dialogue d'un événement en un processus vivant. La gouvernance de l'IA doit être aussi agile que la technologie qu'elle cherche à maîtriser.

Please share examples of policies, practices, platforms, or approaches that promote effective AI governance or offer concrete solutions to addressing its challenges.

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Plutôt que de citer les initiatives les plus médiatisées - souvent les mieux financées, rarement les plus efficaces - nous partageons ici des exemples qui illustrent ce qu'une gouvernance IA réellement opérationnelle peut produire. L'AI Act européen - un cadre par les risques, pas par les usages Premier cadre juridiquement contraignant au monde, l'AI Act européen introduit une classification des systèmes IA par niveau de risque - une approche pragmatique et transposable. Sa limite actuelle : il régule les systèmes déployés, pas les dynamiques de concentration du pouvoir computationnel. Il reste néanmoins le modèle le plus avancé disponible pour les nations cherchant un point de départ gouvernable. La réglementation transitoire de la CAC (Cyberspace Administration of China) chinoise du 10 avril 2026 : le contrôle en amont des modèles La Cyberspace Administration of China a introduit une réglementation transitoire ciblant les modèles de fondation et leurs mises à jour. Contrairement à l'approche européenne, ce cadre agit en amont : enregistrement obligatoire des modèles, audits de sécurité avant déploiement, exigences sur les données d'entraînement et mécanismes de filtrage intégrés. L'objectif est clair : prévenir les risques systémiques avant diffusion, plutôt que corriger a posteriori. Limite structurelle : une forte centralisation du contrôle, qui pose des enjeux de transparence, d'innovation et d'alignement international. Mais en termes d'exécution, c'est aujourd'hui l'un des dispositifs les plus opérationnels pour encadrer rapidement des modèles à grande échelle. La coalition iRAISE - le multipartite thématique comme modèle Co-animée avec Everyone.ai et soutenue par des gouvernements et des acteurs industriels majeurs, iRAISE démontre qu'un consensus opérationnel est possible sur des enjeux spécifiques - ici la protection des enfants face aux IA relationnelles. Son architecture - ONG coordinatrice, ONG partenaires, gouvernements volontaires, monde universitaire, entreprises engagées sur des livrables concrets - est reproductible sur d'autres thématiques. RAG.lu by Heruka.ai - la souveraineté cognitive à l'échelle d'un territoire : le Luxembourg Notre initiative luxembourgeoise de déploiement d'IA on-premise, conforme GDPR, sur infrastructures nationales illustre comment une approche de souveraineté cognitive peut être opérationnalisée à l'échelle d'un petit État. Les données ne quittent pas le territoire. Les poids du modèle sont auditables. Le déploiement est sectoriel - finance, santé, administration. C'est une preuve de concept reproductible pour toute nation souhaitant reprendre le contrôle de son infrastructure cognitive sans attendre une solution supranationale. MeluXina-AI - l'infrastructure publique comme bien commun Le supercalculateur luxembourgeois, dont 50 % de la capacité est réservée à l'usage national, illustre comment un investissement public en infrastructure IA peut créer les conditions d'une souveraineté numérique réelle - modèle directement applicable aux nations en développement disposant d'une volonté politique suffisante.